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Publié le 11 avril 2014 à 15h47 | Mis à jour le 11 avril 2014 à 15h47

Un manga sur la centrale de Fukushima

Il porte un nom d'emprunt, cache presque son visage, mais ses dessins, eux,... (Photo: AP)

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Karine Poupee
Agence France-Presse
Tokyo

Il porte un nom d’emprunt, cache presque son visage, mais ses dessins, eux, sont très visibles et remarqués: Kazuto Tatsuta est l’auteur de ichi-efu, un manga sur la centrale accidentée de Fukushima où il a passé six mois.

«Je voudrais juste laisser un témoignage», dit modestement ce mangaka, sans lâcher le fin pinceau avec lequel il passe en couleur une de ses planches, dessinée sur du «washi», le papier japonais.

«Après l’université, j’ai fait des tas de boulots, dont dessinateur», raconte-t-il dans son petit atelier-appartement, en banlieue de Tokyo.

«Le travail de mangaka ne me nourrissait pas, donc je faisais d’autres choses à côté. Finalement, juste avant le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, je ne dessinais quasiment plus, j’étais devenu un banal employé».

«Après l’accident de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, j’ai eu envie d’agir. J’ai quitté ma société, je me suis adressé à l’agence publique de recherche d’emploi, et j’ai été engagé pour travailler à ichi-efu (le surnom du complexe atomique, que l’on prononce «Itchi F» en japonais).

«Je n’y suis pas allé dans le but d’en faire un manga, mais comme il y avait sur place de la matière intéressante, je me suis dis, pourquoi pas, ça vaut le coup de laisser une trace de ce qu’il s’est passé à l’intérieur. J’ai pensé que cela pouvait avoir une valeur. Pour autant, je ne le fais pas non plus avec l’état d’esprit que pourrait avoir un journaliste. En fait, je veux surtout raconter qui et comment sont les gars à l’intérieur».

«Je ne suis pas satisfait des informations dans la presse, qui sont trop souvent subjectives», s’excuse-t-il presque.

«Comme je le montre dans le manga, les travailleurs de Fukushima sont des gens tout à fait normaux et ordinaires, qui rient beaucoup et blaguent sans arrêt. Ce n’est pas l’enfer permanent, même si le travail est dur. Et les travaux à l’intérieur avancent, contrairement à ce qu’on peut lire ici et là».

«Même mes parents ne savaient pas»

«J’ai passé six mois en 2012 à ichi-efu et n’ai commencé à dessiner qu’ensuite».

Contrairement à de nombreux mangaka, Tatsuta travaille seul, sans assistant, et tout à la main: l’esquisse au crayon à papier puis l’encrage au pinceau. «Je n’utilise pas du tout de plume ni d’ordinateur», assure-t-il.

«Je dessine sur la base de mes souvenirs, de ce que j’ai vu. J’utilise aussi des photos officielles que la compagnie Tepco fournit à la presse. J’en prends parfois quelques unes dans les salles de repos par exemple».

Le premier épisode, de 37 pages, a été honoré d’un prix de nouvel auteur par Morning, un illustre hebdomadaire de mangas de la maison d’édition Kodansha, qui a vite décidé de ne pas en rester là.

ichi-efu est désormais publié en feuilleton de 24 pages à un rythme à peu près mensuel. Le premier recueil compilant les premiers épisodes sortira fin avril au Japon. «Je suis heureux, c’est assez fou», sourit Tatsuta.

«Ce premier tome n’est pas encore disponible, mais les commandes affluent des librairies, à un rythme dix fois plus élevé que d’habitude pour un premier manga d’un auteur peu connu», explique Kenichiro Shinohara, de la rédaction de Morning.

Et de préciser: «Parce que le sujet est Fukushima, le public dépasse celui des traditionnels lecteurs de mangas. C’est un document qui s’appuie sur une expérience rare qui n’est pas accessible à tout un chacun».

Même l’ex-Premier ministre de droite Junichiro Koizumi, devenu un virulent antinucléaire depuis l’accident de Fukushima, est un lecteur assidu de ichi-efu, selon M. Shinohara.

Tatsuta dit avoir accumulé de quoi aller jusqu’au deuxième tome. Mais pour pouvoir poursuivre plus loin la série, il n’y a qu’une solution: retourner travailler à la centrale. «Je le veux», confie-t-il.

«Je ne pense pas que les responsables de Tepco m’aient identifié, j’ai travaillé sous mon vrai nom, mais s’ils veulent vraiment savoir qui est Tatsuta l’auteur de ichi-efu, ils n’auront peut-être pas tant de mal à trouver».

«Les gars qui étaient à ichi-efu avec moi en 2012, eux ont deviné», dit-il, même s’il n’a jamais rien esquissé devant eux.

«Jusqu’à ce que je publie, même mes parents ne savaient pas que j’étais allé à la centrale de Fukushima, ils auraient eu trop peur».

ICHIEFU: Fukushima Worker Turns His Story Into Manga

by | 25th, March 2014

fukushima manga ICHIEFU: Fukushima Worker Turns His Story Into Manga

 

THE Fukushima nuclear power plant failure didn’t trigger the end of the world. But it did make lot of news, and now it’s a manga cartoon.

Kazuto Tatsuta has created ICHIEFU is “An Account of the Cleanup at Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant”.

Read 1st chapter of “Ichi-Efu”.
Translation & Lettering: William Flanagan
Editing: Julie Davis
Technical Consultant: Takayuki Karahashi

fukushima manga 1 ICHIEFU: Fukushima Worker Turns His Story Into Manga

fukushima manga 2 ICHIEFU: Fukushima Worker Turns His Story Into Manga

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2014年6月2日(月)放送
いま福島を描くこと ~漫画家たちの模索~

 

 
出演者 しりあがり寿 さん(漫画家)
関連タグマンガ 出版
原発事故による健康影響の描写が議論をよんだ漫画「美味しんぼ」。波紋がひろがる中で、“福島”を描くことを模索し続ける漫画家たちがいる。直後から現地 にも入り、事故後の社会を描写してきたしりあがり寿さん。福島第一原発での作業体験をリアルに活写する漫画「いちえふ」で大反響を呼ぶ竜田一人さん。福島 県天栄村から埼玉県への自主避難を経験し、揺れ動く自らの心境を漫画にした山本おさむさん。番組では、漫画たちの試行錯誤を通して、事故から3年たったい ま、「福島」を見つめ続けることの意味を考えていく。

福島をどう描くか:第1回 漫画「いちえふ 福島第一原子力発電所労働記」 竜田一人さん

http://mainichi.jp/feature/news/20140522mog00m040007000c.html

2014年05月22日

「いちえふ」1巻の表紙

「いちえふ」1巻の表紙

 東日本大震災後の福島を舞台にした漫画が話題になっている。漫画家らはどのような視点から福島を描いたのだろうか。

第1回は竜田一人(たつた・かずと)さん(49)の原発ルポ漫画「いちえふ 福島第一原子力発電所労働記」(講談社)を取り上げる。竜田さんは、 これまで職を転々としながら、商業誌などで漫画を描いてきた自称「売れない漫画家」だった。震災を機に、被災地で働こうと思い立ち、東京電力福島第1原発 (通称「1F」=いちえふ)にたどり着く。そこで見た作業員の日常風景を描き、漫画界の話題を集めた。竜田さんは「福島の真実を描く漫画」ではないことが 「いちえふ」の重要なポイントだったと語る。「下から目線で、大所高所からものを言わないこと」を徹底した竜田さんの思いとは何だったのか。【石戸諭/デ ジタル報道センター】

 ◇「何かを代表する物言いはできません」

−−福島を描くに当たって注意したポイントはありますか?

竜田一人さんの自画像

竜田一人さんの自画像

◆一番気を使うのは、まず働いたところに迷惑をかけないこと。どこの会社なのか、見る人が見たら分かるかもしれないけど、特定されて東京電力さん から何か文句を言われたりすると悪いなと思っています。一緒に働いた人のプライバシーも同様です。あと描いていく上で、うそは書かないように徹底していま す。変なことを描いて、妙な不安が広がらないようにはしようと思っていましたが、実際に原発内に行ってみると不安になるようなことってこれといってないの で、描きようがないですね。

−−視点が独特です。

◆「大所高所からの物言いはしないようにしよう」と編集者との打ち合わせでも常に話しています。「いちえふ」は自分の見てきたことしか描いていな いから、そこは外さないようにしています。私は所詮、下っ端の作業員にすぎないので、1Fの作業員を代表してとか、福島ではこうなっているとか、全体を代 表する物言いにはならないように気を使っていますね。作業員としての「下から目線」は外さないようにしています。あくまで私個人の視点で語れればと思って います。意見は言いますが、何かを評論したり、誰かの判断や行動を評価したりというようなことをしないようにと心がけています。

−−他の人とは違う経験をしたことで、ついつい大所高所に立ちたくなることもあるのでは?

◆それはないですね。むしろそういうのにうんざりして福島に行きましたから。そもそも、東日本大震災以降、評論家やジャーナリストの言い方に「お まえら、ちょっと行ってきただけで何言ってるんだ」という思いはありました。あくまで自分の見てきたことを記録しておこうという意識で「いちえふ」を描い ています。記録者としての役割を果たすということに専念したいと思っています。

−−それはなぜ?

◆あまりにも世間で言われていることと、実際に見てきたことが違ったからです。あそこで働いた者の誰かが、何らかの形で(記録を)残す必要がある と感じています。文章でも写真でもよかったのでしょうが、自分にできるのが漫画だったので、漫画という形にしました。描いたのはあくまで2012年後半の 様子です。「その時点ではこうだったんだよ」ということを後世に残すことには、もしかすると何らかの意味があるのかなと思っています。初めから描こうと 思って1Fに行ったわけではないので特に観察しておこうと意気込むことはなかったです。普通にやってきたことを覚えている範囲で、描けることを描いておこ うかなと。変なところで記憶力はいいんですけど、取材で話しながら忘れていたエピソードを思い出すこともありますよ。

−−作業員の表情や立場もさまざまです。

◆もちろん喜んで働いてる人ばかりではなく、そこにしか仕事がないから仕方なく来ている人も多いとは思います。それでも徴兵のように強制されて来 ているわけではありません。自分で選択して、働くことを自分で決めて来ているのです。それを奴隷のように見られるのは心外です。

−−放射線や仕事への意識も描いています。

◆1Fは行くと死んじゃうみたいなところではありません。(竜田さんが原発で働くことを決めた)2012年当時は、(福島)第1原発に行くと言っ たわけじゃなく、「福島に行く」と言っただけでも知人、友人から「やめておけ」と言われることもありました。行ってみたら、働いていた人はほとんどが放射 線をそれほど過剰に気にしているわけではないように見えました。「大丈夫だっぺー」とか軽口をたたいたりしていますし。それでも高線量のところに行くとき は気を使って、装備を整えて向かいます。ルールが決まっているので、そこから外れた格好をして原子炉建屋方面に向かったら誰かに止められます。総じて厳密 な判断と運用をして、働いているという印象を持ちましたね。

基本的に工事現場なのでちょっとガラの悪そうな人もたくさんいます。そこも面白いところです。元暴力団関係者みたいな人もいるのかもしれません が、過去を詮索しあうことはありませんでした。やはりいろんな境遇の人がいますしね。何らかの事情は抱えているっぽいけど、あえて聞かないですね。他の工 事現場でもそうじゃないかな。やっぱり巨大な工事現場なんですよ。やっていることはね。1Fの作業は同時進行でいろんなことが起きています。建設中の建物 もあれば、解体中の建物もある。稼働中の原発の保守点検作業に近いような職場もあります。同時進行でいろんなことが起きている、でかい工事現場ですよ。

 ◇「原発をぱっと見ただけで全ては分からない。自分はよそ者」

−−竜田さんの最初の職場は原発内の休憩所でしたね。それだけ巨大だと作業員同士でも隣のことは分からないのでは?

◆分からないですね。例えば、こっちでは配管作業をしているけど、あっちではタンクを作っているとかね。そういう感じです。建屋の中でいると外で 何をやっているのかは分からないし、その逆もそうです。ましてや休憩所で働いている時なんかは見えないことの方が多い。マスコミの方が見学ツアーで来て、 東京電力さんにバスで一周させられて「いまだに大変だ」と言われても、あなたたちが見たところはそうかもしれないけど、他にもいっぱい現場はあるんだよっ て言いたくなります。大変なのは間違いないですけど、日々作業は進行していて少しずつですが着実に現場は改善しているんです。ツアーで一周しただけで、い まだに大変だと騒ぐだけの物言いをするのにはちょっと抵抗があります。ぱっと見て、全てを一緒くたに語ってほしくないという思いはありますね。

休憩所勤務の時も、ちょこちょこ抜けて外を見にいってましたけど、建屋の中までは分からない。私は全ての現場を体験しないと総合的にどこがどう なっているのかは言えないと思っています。中にいるやつだって全ては分かりませんし、時には誤った情報が飛び交うこともあります。東京電力さんのホーム ページでもう少し分かりやすく公開されたらいいかなと思っています。

「いちえふ」1巻より

「いちえふ」1巻より

−−登場人物の中には原発近くに住み、津波で家を流されたりしながらも1Fで働くという作業員もいます。気持ちも揺れ動いてますね。

◆1Fの近所に家があって戻れないという人もいますし、帰還困難区域との境界近くに家があり「俺の家はどうなるんだ」と悩んでいる人もいました。 ただ、そういう話題も飯を食いながら、バカ話の間に出てくるんですよ。ぽろっと。真剣なトーンでもなく、バカ話の延長で話すんです。「将来的には戻ろう か。それとも(福島県)いわき市辺りで家を買おうか」と迷っているなんて、話もあります。そういう人って東京電力の仕事で給料をもらっているけど、それと は別に東京電力と補償交渉していたりして被害者の立場でもあるわけです。東電が雇用主でありつつ、賠償させる相手なんですよ。その胸中は私には想像するし かない。

東京では想像できなかったけど、1Fで働く人と補償を求める人がすっぱり分かれているわけではない現実があります。避難して交渉している人の中に、あそこで働いている人もいるんですよ。

−−そういう方が読んでも誇張はないように描かないとうそになる。

◆だから、雇用主(東電)を徹底的に悪者にするのも違うし、だからといって事故を起こした企業ですから、その相手に対して、仕事をくれてありがと うと感謝するわけでもない。人間の気持ちはそんなにきれいに分けられないと思う。東電は雇用主でありつつ、賠償の交渉相手という現状が一人の個人の中にあ るんですよ。事故を起こした当事者で、家を奪った憎むべき相手の仕事かもしれないけど、目の前の仕事はきちんとこなさないといけない。いつか、もと住んで いた所に帰るにはそうするしかないわけですし。仕事としてどうにかしないといけないわけで、みんな「ちゃんとやらないと」っていうプロ意識が強いです。

−−それはどの仕事でも同じですよね。

◆そうですね。どの仕事でもあると思います。例えば特集を組んでいただいた「週刊現代」でも「いちえふ」のエピソードを描き下ろしで掲載しまし た。週刊現代は(福島第1原発の)事故後、不安を強調する記事も多かったと思います。さきほどお話した評論家やジャーナリストと同じで、不信を感じた雑誌 ではありました。正直、仕事が来るのは意外でしたが、それでも頂ける仕事は仕事だし、そういう雑誌からでも私のようなものに声がかかるんだから、それは ちゃんとやらないといけないですよね。

−−福島との関わりでいえば、「よそ者」という意識はありましたか。

◆ずっとありましたね。福島には友達くらいはいたけど、基本は縁もゆかりもない。もちろん作業中に疎外感はないですし、福島の同僚もよくしてくれ ました。それでも自分の中にはよそから来ているという自覚は常にありましたよ。自宅が避難区域にあり避難した人、津波に遭った人、余震に遭った人……。自 分は同じような経験をしたわけではないので同列には語れないですよね。

日本に住む人なら皆事故とは無縁ではないと思いますが、福島や被災地を代表して何かを語れる当事者ではないということです。半年間、働いたからといって自分が何かを代弁できるとはまったく思えません。

−−東電との関係を邪推されることも多いということですが。

◆福島を代表して何も語れないのと同じで、東電を代表することもできないですよ。トップは東電かもしれないけど、実際の工事は各プラントメーカー などがやっているわけです。自分はそのさらに下の6次下請けの下っ端作業員。そんなやつが東電のフォローをできるわけがないというのが普通の感覚だと思い ます。それでも朝日新聞の記事(4月29日付朝刊で「廃炉の現実」についてコメントを寄せた)で再稼働問題に言及してから、特に言われているようです。そ こで言いたかったのは廃炉のために職人、作業員の確保が大事ということ。そのために一つの選択肢として再稼働もちゃんと検討してはどうかということなんで す。1Fは基本的には運転中の原発と同じです。ですから運転している原発で技術を継承しないと職人かたぎの作業員を確保し続けることが難しくなるのでは、 と思ってきました。

40年かかると言われている廃炉作業ですから、今あるものは有効に使って長い目でみるべきと発言したつもりでした。それでも、推進派と反対派の二 極化した論争に巻き込まれてしまいます。私は自分の目でみた現場の視点から語っただけで、推進派というわけではありません。とかく二極化された論争になり がちですが、そういった論争に拘りすぎて、現場がないがしろになるのだけは避けてほしいと思います。

−−1Fは他の工事現場とは違いますか?

◆規則も厳しいですし、もちろん放射線もある。注意することが多いのは事実です。高線量の場所は制限もあって1日1時間くらいしか働けない。作業 のための準備の時間がありますから拘束時間は8時間くらいありますが、短い実働で稼げるので、考えようによっては他の場所よりおいしいということもできま す。ただ、職人の世界は徒弟制ですからね。廃炉のための技術継承を考えると、あそこの現場だけで経験を積むには時間が全然足りないな、と感じています。

 ◇「『放射線なめるな』って話なんですよ」

「いちえふ」1巻より

「いちえふ」1巻より

−−和気あいあいとした職場と思いきや、ベテラン作業員が新人に「放射線なめるな」と一喝するシーンもあります。

◆ちょっと漫画的な表現になってはいますが、ベテランの作業員さんなんかからはああいう思いをすごく感じました。1Fでふざけた態度をとると怒ら れるし、緊張して警戒しすぎても足手まといになるので。一生懸命勉強して正しい知識を身につけて適切な対処をするということに尽きるのです。作中で注意さ れた新人みたいに初めて現場に行って頭が痛くなるなんていうのはざらです。彼は放射線の影響を心配してたんですが、なんてことはない、単にマスクのゴムバ ンドをきつく締めすぎたのが原因なんです。

−−作業員の体調管理は大変そうです。

◆人間だから体調の波はあるに決まってます。倦怠(けんたい)感だってありますよ。肉体労働なんだから、かったるい時だってあるに決まってますよ ね。中には鼻血を出した人もいました。見たのは1人だけですが。あれだけ作業員がいれば、1人ぐらい鼻血を出す人もいるでしょう。問題は鼻血を出した、出 さないじゃなくて、それが放射線の影響かどうかですよね。そこで「放射線なめるな」って話になるんですよ。現場で放射線の影響が症状として身体に出るよう なことがあったら、それは即座に命の危険を意味します。そうすると私たちは1Fで働くどころではなく、命の心配をしないといけない。それを防ぐためには、 正しい知識を身につけ、適切な対処をするしかないんです。1Fとはそういう職場なんです。例えば、建屋内では場所ごとに「毎時○○ミリシーベルト」と張り 紙が貼られていて、線量が「見える化」されています。特に線量が高い場所には近づかないようミーティングなどでも注意もされています。作業員の年間被ばく 限度量を20ミリシーベルト弱に定めている会社が多いので、線量をきちんと管理しないとすぐに人が足りなくなってしまいます。

放射線よりも直接的に身体にこたえるのはなんといっても暑さです。とくに夏場は熱中症が頻出します。全面マスクとタイベックを着込んでの炎天下で の作業中はずっとサウナの中にいるのようなものなのです。あとはマスクの中で鼻がかゆくなってもかくことはできないし、急な尿意や便意みたいなものにも相 当気を使います。案外、単純な生理現象が一番困るんですよね。40代後半で中堅どころという現場なので、50代の人もいっぱいいます。先に話した新人のよ うに20代で若くてもフラフラになりますからね。健康は誰でも気にしますよ。肉体労働をする限り、体調管理には気を使います。

−−体調に関する質問は多いでしょうね。

◆帰ってきてから「体調はどうですか」と、ものすごく心配してもらうことは多いです。それは良いのですが取材で「やっぱり顔がやつれてますね」と 言われた時はさすがにカチンときました。友人、知人で心配する人には「影響ないから」って話しています。すぐに放射線の影響だ、なんて現場で言う人はいな いですよ。体調面に限らず、現場でやっていることと東京で議論されていることに差があるし、作業員に対して心配して言ってくれていることもなんかピントが ずれているなと感じることもあります。「奴隷のような環境」と職場環境をあげつらう報道が目立ちますが、廃炉作業を続けていく上で実際に一番大事なのは作 業員の確保です。1Fで作業する人数だけなら待遇が良ければ確保できるでしょうが、このままでは経験や技術のある作業員が足りなくなるというのが一番の問 題なんだと思います。新しい職人を育てようにも、高線量の建屋内では、ネジをゆるめる仕事でも1時間でその日の作業は終わりです。1Fで技術の継承は難し い。東京でも建設的な議論がなされるといいと思っています。

 ◇「『真実』なんて描けません。唯一私が言える福島の真実は飯がうまいってことですかね」

−−1Fでもっと見ておく必要があった、と思うことはありますか?

◆ここまで漫画をちゃんと描くと分かっていたら、現場をもっと丁寧にいろんな角度から見てきたのにと思っています。覚えていないところを想像では 描けないですから。単行本のカバーに描いたのは3号機なのですが、4号機方面を描いてくれと要求されたことがあります。それでもね、当時どうなっていた か、ちゃんと覚えていなくて……。今の資料があれば描くことはできるかもしれないけど、当時とは違う可能性もあるのでそれは描けない。そもそも取材しに 1Fに行ったわけではないので、記憶の濃いところと薄いところがありますよね。今からでもロケハンに行ければいいんですけど、この状況ではちょっと難しい ですね。

−−「いちえふ」の読まれ方、取り上げられ方自体が、原発や福島を描くことの難しさを象徴しているようです。

◆本当にそうですね。取材される方も皆さん、本当に多様です。1人1人が期待する原発像がありますよね。ある新聞はいかに労働環境が悲惨だったか を徹底的に聞こうとしました。確かにひどい目にも遭いましたけど、個人的にはそれでも面白い経験だったと言えます。語弊があるかもしれないけど。あとはや たらと身体を心配する質問ばかりだったり、再稼働や原発推進と言わせようというご質問もいただくこともあります。皆さん、いろんな読み方をされますよね。 いかに原発を巡る議論が複雑化しているかを身をもって思い知りました。みなさん、自分が見たい方から1Fを見ようとしてしまうのだろうなと思います。

でもね、それは私だってそうかもしれない。私だって決してフラットじゃないし、自分なりにバイアスがかかった見方をしているかもしれない。自分を 中立だとは思っていないです。それでも「いちえふ」は中立だと言ってもらえることが多いです。このこと自体、これまでいかに偏った議論ばかりだったかとい うことの表れなのではと感じています。

−−この漫画には「『フクシマの真実』を暴く漫画ではない」というコピーがついていますね。何か狙いがあったのですか。

◆このコピーは初めて「いちえふ」がモーニングに載った時に担当編集者が付けたものですが、特定の何かへの当てつけで付けられたものではありませ ん。震災以降にたくさん出てきた「真実」を暴く作品とは趣旨が違いますよ、ということです。私自身、そういった作品や報道にうんざりしていたこともありま す。それに「真実」が何かなんて私にはわからないし、現場にぱっと行って「真実」を私が掴んでしまうなんてことはあり得ないと思います。繰り返しになりま すが、この漫画においては「真実」を探ることよりも、私が見てきたことを描くことが重要だと思っています。福島なり1Fの一側面を記録することが全てなん です。

だから、「いちえふ」を読んで「これこそ原発事故の真実だ」っていうのも、ちょっと待ってほしいと言いたくなるときがあります。あくまで私が見てきた部分を描いていることは強調したいです。一つ、これが「真実」と決めてしまうと他のものが見えなくなる可能性があります。

あっ、行って私が知った福島の真実は食い物がうまいってことですかね。

そもそも実際の現場で事実を確かめることすら、大変なんですよ。現場で流れているうわさを聞いて、何かが起きたとされる場所まで自分が確かめに いったらうわさとは全然違う、なんてこともありました。この話は今週号の「モーニング」に描いています。やっぱり現場でも分からないのに、外からだと余計 に分からないこともあるのではないか、と感じていました。

−−大上段に構えた話よりもディテールに力を込めている印象があります。

◆自分が面白いと感じたところを描いていくと、ディテール(細部)になっていきます。大づかみの部分よりも、細かいところを見ている方が面白かっ たなあ。これも今週号で描きましたが、あの現場では「KY」といえば「危険予知」なんです。普通は「空気が読めない」ですよね。今週の「週刊現代」に描い た話も建屋の中からトイレに行くという、細かいネタですからね。こうした話にも書きたい話が多くて。ちょっとした話なんですけど、外から一番わからないの はこういう日常の部分なのかなと。

竜田一人さんの放射線管理手帳

竜田一人さんの放射線管理手帳

−−これが竜田さんの放射線管理手帳ですか。

◆そうです。預金通帳みたいなんですよ。職歴もちゃんと書かれていますよ。被ばく量もここに記録されています。ここでだんだんたまっていって20ミリシーベルト近くになっていますよね。これで現場に行けなくなったわけです。手帳を作業員同士で見せ合うことはないですね。

−−実際の現場とイメージが違う部分は多いとあらためて感じます。

◆四六時中緊張して働いているわけではないですよ。ギスギスしてもしょうがないし、リラックスして働ける環境も大事です。やっぱり、廃炉作業を終わらせるためには誰かが働き続けないといけないので。

「いちえふ」に描いたように私が福島に行ったのは「高給と好奇心とほんの少しの義侠(ぎきょう)心」。仕事に困っていたし、どうせ働くなら被災 地、そして福島で働きたいと思っただけです。この漫画を通じて、現場で働いている人の顔が想像できるようになってほしいなと思っています。親近感とは違い ますけど、どういう環境で働いているかは分かってほしいという思いは込めています。レッテル貼りをしたり、大所高所に立ったりしているだけでは解決しない 問題が現場にはまだまだあると思うのです。

作業場で漫画を描く竜田一人さん

作業場で漫画を描く竜田一人さん

一緒に働いた作業員同士、打ち上げでいわき市辺りまで酒を飲みに行ったり、お話したように被災した作業員とバカ話することもありました。被災者だ からといって暗い顔ばかりしているわけではないのです。そういえば、国の政策がどうなるというような話はあまりしませんでした。国の政策を議論するより先 に、目の前の現場を片付けたり、作業員が自分の境遇をどうするかを考えるので精いっぱいという場所が1Fなんだ、と私は思っています。もう少し連載を続け て、また1Fに戻ろうと考えています。廃炉の行方を自分の目で確かめたいのです。

AFP news agency
Fukushima worker draws manga comic on life at the ruined plant
https://www.youtube.com/watch?v=klsKjl9P-tQ

He hides his identity with a pen name, and won’t show his face, but Kazuto Tatsuta’s work is becoming well known in Japan. His manga comic is about the Fukus…
youtube.com
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 ポスト3・11の福島を語るあらゆる表現の中で、現時点での最高傑作と言って過言ではない。
yomiuri.co.jp
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http://horiemon.com/recommend/9977/
ホリエモンおすすめ 2014年6月7日『いちえふ』

自ら福島第一原発事故の現場で働こうと志願して、ハローワークからなんとか現場で働けるようになった作者の渾身のルポ。そこには原発賛成・反対などのイデオロギーは全くなく、ただただ日々の労働がどのように
horiemon.com
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■原発作業員たちの日常とはすでにひとしきり話題となった作品なので、ご存じの方も多いかも。福島第一原発…
book.asahi.com
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http://konomanga.jp/special/1943-2
「東日本大震災による事故映像も記憶に新しい福島第一原子力発電所。そこで作業員として働いていた著者が描いたルポルタージュ作品が、2014年4月の「オトコ編」ランキング第1位に!」

 

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震災後の福島を舞台にした漫画が注目を集めている。福島に関わりを持つ「当事者」の漫画家3人の思いとは。
dailynews.yahoo.co.jp
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http://www.nhk.or.jp/gendai/yotei/index_yotei_3506.html
「いま福島を描くこと ~漫画家たちの模索~」

6月2日(月)19:30〜放送の「NHK クローズアップ現代」で『いちえふ』が取り上げられます。竜田さんのインタビューや打ち合わせの様子、ネームなんかも登場しそうです。是非ご覧になってください。

原発事故による健康影響の描写が議論をよんだ漫画「美味しんぼ」。波紋がひろがる中で、“福島”を描くことを模索し続ける漫画家たちがいる。直後から現地にも入り、事故後の社会を描写してきたしりあがり寿さん。福島第一原…
nhk.or.jp
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http://www.theguardian.com/…/manga-fukishima-cleanup-become…

Manga about Fukushima cleanup operation becomes hit in Japan www.theguardian.com

 

Kazuto Tatsuta, who worked on cleanup at nuclear plant, hopes his work ‘tells people about things that the media never see’
theguardian.com|By Justin McCurry
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評・開沼博(社会学者・福島大特任研究員)

『いちえふ 福島第一原子力発電所労働記(1)』 竜田一人著

地元の情念繊細に

 ポスト3・11の福島を語るあらゆる表現の中で、現時点での最高傑作と言って過言ではない。

 「原発・除染作業員は遠くから連れて来られた暴力団員や生活困窮者ばかり」「実はみんな病気になっているが、住民はそれを口外できず、いつも恐れおののきながら生活している」。外から来た者は、同情と思い入れの眼差まなざしを向けるポーズを取りながら福島を様々に「代弁」しようとしてきた。「そんな人もいるかもね」という話をあたかも全体であるかのように誇張する。そこに暮らす者が、実態とのあまりの乖離かいりあきれて閉口するのを見るや「やっぱり思った通りだ」と我田引水に納得する。わずかに当事者の語りが漏れ聞こえれば、都合の悪い言葉をあらゆる論理をもって消し去ろうとし、都合のいい言葉を過剰に喧伝けんでんする。代弁はまない。

 代弁は暴力性をはらむ。侵略戦争は「あなたの野蛮な姿を暴き、正し、解放してあげよう」という「善意」の語りの中で進む。DV常習犯は「お前のためにこうしたんだ」と弱者をいたわる素振りを見せながら蛮行を働く。それは、周囲の、強い者のためにしかならない。

 本書が他の多くの福島作品を凌駕りょうがするのは、マンガという視覚的に多くの人に届きやすい形式を取りつつ、視覚で捉えきれない現地とそこに生きる人々の日常とリアリティを冷静に丁寧に正確に描くからだ。これまでの凡庸な福島作品のごとく「福島の異質性を強調する単純な物語」を描けばどれだけ楽だったろう。地元の論理と情念に周波数を合わせながら繊細な表現をつきつめる姿勢が終始貫かれる。例えばそれは、方言まじりの細かい会話に、地元の人間ならすぐに気づく登場人物の名前に潜む法則性に。

 「いちえふ」の収束のためには、その中心で行われてきたことを私達が広く理解することが不可欠だ。外国語訳して世界に発信してもいいだろう。今後の福島を語るための必読書だ。

 ◇たつた・かずと=漫画家。半年余り福島第一原発で働く。年間被曝(ひばく)限度量に達したため自宅に戻り、経験を漫画化。

 講談社 580円

http://www.yomiuri.co.jp/book/review/20140602-OYT8T50066.html?from=tw

 

The life of a Fukushima nuclear clean-up worker, shown in Manga art

Former Fukushima worker depicts life inside crippled nuclear plant in manga http://japandailypress.com/former-mangafukushima-worker-depicts-life-inside-crippled-nuclear-plant-in-manga-2646389/We’re used to having superheroes, athletes, samurai, chefs, and even taxmen, depicted in mangaseries, but would you be interested in reading about the “adventures” of nuclear plant workers? Well, if it depicts life at the crippledFukushima Daiichi nuclear plant, then maybe there is enough of an audience for this unique kind of story.

Comic artist Kazuto Tatsuta (not his real name, for obvious reasons) decided to work at the plant, the site of one of the worst nuclear accidents of recent times, from June to December 2012 as he was still a struggling manga artist back then. He was inspired to create 1F: The Labor Diary Of Fukushima Dai-ichi Nuclear Power Plant (“Ichi-Efu”), which gives the public a very rare and unique look at how the workers cope with working in one of the most dangerous places in the country right now. But for them, Tatsuta explains that it is not really “hell on earth,” but rather a day-to-day careful routine to ensure that they will be protected from the constant radiation. He said it was just like any other construction job, and there was no real sense of physical danger because radiation is something you couldn’t see. But he had to stop working at the plant later on because he was already nearing the annual legal exposure limit of 20 millisieverts.

He then decided to write and draw the story of what he and the other workers experienced everyday. His first episode was published in the weekly manga magazine Morning, and even won a newcomer award for the 49-year-old artist. He is expected to release the next few episodes as a book next month, and his publisher Kodansha Ltd. is planning on turning it into a series. However, Tatsuta emphasizes that his story is not meant to take any side in the ongoing debate about the need for nuclear power vs the safety of the public. He also doesn’t mean to glorify nuclear plant workers, but said they deserve to earn more than what they’re getting, around $80-$200 a day, given the hazardous nature of their job. Tokyo Electric Power Co (TEPCO), the operator of the nuclear plant, refused to make any statement about the book, but spokesman Koichiro Shiraki said, “It’s just a manga.”

Fukushima Nuclear Worker Pens Manga About Experience

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.animenewsnetwork.com/news/2013-11-03/fukushima-nuclear-worker-pens-manga-about-experience

Kazuto Takita, a former laborer at the Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant after the March 2011 earthquake and tsunami, debuted a manga series about his experiences in the 48th issue of Kodansha‘s Morning magazine on Thursday. The manga also debuted on the same day in Kodansha‘s digital magazine D Morning.

The manga Ryūta is writing is titled 1F: Fukushima Daiichi Genshiryoku Hatsudenjo Rōdōki (1F: Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant Work Log). The 1F in the title stands for the numerical designation for the Fukushima plant. After the earlier “1F” one-shot was published on October 3 and caused a huge stir among the public, the decision was quickly made to turn the story into a full series.

48-year old Kazuto Takita was a laborer at the powerplant after the 2011 earthquake and tsunami, and he received the grand prize in “34th Manga Open,” a competition that Morning organized to find new talent.

Source: Mainichi Shimbun’s Mantan Web

Manga “1F” Takes You Inside Fukushima Nuclear Plant

Ichi Efu, by Kazuto Tatsuta.

A manga by artist going by the name Kazuto Tatsuta takes readers inside the crippled nuclear plant of Fukushima Dai-Ichi, or ichi efu (1F) – as insiders dubbed it – a place he himself worked in 2012, a decision he took in a period of financial struggle.

The graphic novel “1F: The Labor Diary Of Fukushima Dai-ichi Nuclear Power Plant,” (いちえふ ~福島第一原子力発電所労働記~) offers a rare peek into the plant which was hit by one of the most powerful tsunamis in Japan’s history on March 11, 2011.

The plant currently remains accessible exclusively to plant workers, employees of Tepco – the operating company – and few representatives of the press, on occasional tours.

In the pilot chapter, he describes the daily routine of the laborers, the different masks, layers of protective suits and clothing they have to wear every day, the use of an Active Personal Dosimeter which alerts them when they reach the daily radiation dose allowed, and their trip back and forth from the J-village, a former sports center that was converted into a residence for the laborers after the accident.

Tatsuta’s manga won the 34th Manga Open award in 2013.

 

Life at Fukushima No. 1 gets manga treatment

by Yuri Kageyama

AP

First off, no one who works at Tepco’s wrecked nuclear plant calls it Fukushima “Dai-ichi,” comic book artist Kazuto Tatsuta says in his book about his time on the job. It’s “ichi efu,” or 1F.

It’s not “hell on earth,” but a life filled with a careful routine to protect against radiation.

A good part of the day is spent putting on and taking off protective layer after layer: hazmat suits, gloves, boots and filtered masks. Even bus and van interiors are covered in plastic.

Workers say they will lose their jobs if they talk to reporters and their bosses find out. That makes Tatsuta’s manga, “1F: The Labor Diary Of Fukushima No. 1 Nuclear Power Plant,” a rare look at the nuclear complex that suffered three meltdowns after the 2011 tsunami and will take decades to decommission.

Tatsuta worked at the plant from June to December 2012, in part because he was struggling as a manga artist, but “1F” is his biggest success yet.

The opening episode won a newcomer award and was published last year in Morning, a weekly manga magazine with a circulation of 300,000. The first several episodes are coming out as a book next month, and publisher Kodansha Ltd. plans on turning “1F” into a series.

Tatsuta said “1F” is not about taking sides in the debate over nuclear power, but simply a story of what it’s like to work there.

“I just want to keep a record for history. I want to record what life was like, what I experienced,” he said in his studio outside Tokyo this week.

Tokyo Electric Power Co. rarely provides media access to the inner workings of the plant, except for orchestrated media tours.

Tatsuta is a pen name. The 49-year-old artist asked that his real name not be used for fear of being barred from working at the No. 1 plant in the future.

He said the job is surprisingly similar to other construction work, which also carries its risks, such as flying sparks and crashing walls.

“I never felt I was in physical danger. You can’t see radiation,” he said.

Tatsuta’s story, complete with drawings of shattered reactor buildings, brings to life everyday details — how gloves get drenched with sweat, or how annoyingly itchy a nose can get behind the mask.

Laughter and camaraderie fill the rest area, where drinks and food are plentiful but there are no flushing toilets. In one telling scene, an elderly worker says: “This is like going to war.” Drawings show the daily routine, different kinds of masks, the layout of the grounds.

After Tatsuta had to quit when his radiation exposure neared the annual legal limit of 20 millisieverts, he decided to put down what he had undergone in manga.

Almost every profession — baseball player, salaryman, samurai, chef — has been depicted in manga. But no manga had ever depicted the life of the nuclear worker.

Tatsuta stressed that he does not want to glorify them but insists they deserve to get paid more. The work starts at about ¥8,000 a day, although it goes up to ¥20,000 per day for the most dangerous tasks.

Tepco declined to directly comment on the book. “It’s just manga,” said spokesman Koichiro Shiraki, who has read the work.

 

 

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